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  • Freddy de Guéthary (ma vie de surfeur)

    Le 27/07/2010 à 22:11NOUVELLES SOUS EXTASECommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Voici du 24 juillet 2010

    par Frédéric Beigbeder

    Je venais de trouver un très bon swell pour faire quelques cut-backs sur mon shortboard, mais le spot était un peu flat à mon goût. Je n'étais pas très happy de mon ride, d'autant que j'étais goofy sur le front-side, ce qui compliquait énormément tous mes take-off dans le barrel.  ça déroulait bien vers la gauche mais je n'aime pas trop les beach-breaks de cinq mètres, surtout à Bidart, où les vagues ferment court. Je veux bien ramer et duckdiver pendant des plombes pour passer la barre, mais que celui qui n'a jamais foiré un bottom turn à cause d'un mauvais back wash vienne me jeter le premier leash. De toute façon, j'en ai un peu marre des houles mushy, ce que j'attendais c'est une belle série sur le shore pour pouvoir rentrer à la Chambre d'Amour finir mon mojito avec mes buddies. Je me voyais bien achever la session en beauté sur un kick out ou un bon vieux snap. De toute façon, le surf, c'est avant tout un dialogue avec l'élément naturel, ça n'a rien d'un sport de frimeurs avec un jargon hermétique. Tout le monde peut parfaitement comprendre qu'un roller à jonction où la vague ferme - c'est à dire une reventrie, bien sûr- peut te mettre dans une putain de bonne vibe, surtout si tu le termines sur un rail grab ou un aerial, merde, c'est tout de même pas sorcier, n'importe quel nose rider débutant est capable de juger un bowl. Le problème, c'est que le surf s'est beaucoup trop démocratisé ces dernières années, il paraît que maintenant on en parle même dans Voici, c'est vraiment plus ce que c'était, partout y'a des apprentis surfeurs en carton. Tiens, je suis tellement dégoûté que je vais partir en wipe out dans le tunnel. Je m'en fous, j'ai plus rien à prouver, je vais me faire un dernier floaty comme à Bolsa Chica (Malibu State Beach), et puis je retournerai faire ma fraîcheur trop saucée autour des biatchs du Blue Cargo. Je ne suis pas un mec compliqué.

    par Laurence - tags : chronique, Voici
  • Frédéric au Big Festival de Biarritz le 24 juillet

    Le 26/07/2010 à 13:38NOUVELLES SOUS EXTASECommentaires (0)Ajouter un commentaire


    http://www.virginradio.fr/#/Evenements/Big-Festival/Videos/Frederic-Beigbeder-en-interview

  • rentrée littéraire 2010 - Ann Scott et Vincent Ravalec

    Le 21/07/2010 à 16:21BEIGBEDER ET SES PAIRSCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Frédéric Beigbeder est cité à quelques reprises dans le dernier roman d'Ann Scott "A la belle jeunesse" chez Stock.
    (extraits bientôt en ligne)

    Dans le dernier roman de Vincent Ravalec, "cantique de la racaille - opus 2", la critique littéraire de Frédéric dans Voici orne l'encart gauche de la couverture : "on retrouve le Ravalec qu'on aime : l'emboîtement des actions, les successions d'appositions traduisant la pensée en marche, l'humour avec des grots bouts de tendresse à l'intérieur et l'on se dit : Ravalec écrit comme Djian n'écrit plus".

    Autrement dit, on a perdu le Djian qui n'écrit plus comme le Ravalec qu'on a retrouvé. Vous me suivez ?

  • GQ - août 2010

    Le 21/07/2010 à 16:01NOUVELLES SOUS EXTASECommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Karl Lagerfeld est le grand invité de Frédéric pour ce second mois estival (intro à venir)

    par Laurence - tags : entretien, GQ
  • lettre à ma future amie Liliane Bettencourt

    Le 20/07/2010 à 21:24NOUVELLES SOUS EXTASECommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Voici du 17 juillet 2010

    par Frédéric Beigbeder  

    Chère Madame,
    Nous ne nous connaissons guère mais je sens que nous pourrions être très amis. Ce dont vous avez besoin, c'est d'un confident sincère. Je suis cette personne. Jamais je ne vous réclamerai quoi que ce soit en échange de mon amitié et de ma fidélité. Si je vous demande un hôtel particulier ou un bateau, c'est uniqument pour que nou spuissions dîner confortablement pour poursuivre nos conversations littéraires. Et il est vrai qu'un ou deux Picasso sur lesmurs permettent d'égayer les longues soirées d'hiver. Vous comme moi avons besoin de la beauté. Comptez sur moi pour nepas vous flatter : je sais que vous ne goûtez aucunement la compagnie des lèche-bottes. Vous êtes une sotte qui se fait piquer son fric par des rapaces. Quand je vous regarde, je pense à Bette Davis dans un film de Luigi Comencini de 1972 dont j'aurai  la écence de ne pas citer ici le titre. Les gens que vous aimiez ne sont plus, et c eux qui devraient vosu aimer ne pensent qu'à votre fortune. Vous êtes la preuve éclatante que l'argent ne fait pas le bonheur (au contraire, il attire les salauds).  Les disputes entre votre fille et mon ami François-Marie Banier ont sali durablement la réputation des shampooings français. Il est temps de réagir : nommer François-Marie président de l'Oréal me paraît la seule façon de sortir par le haut de cette bien regrettable histoire. D'ailleurs, il a de très beaux cheveux et son salaire des cent prochaines années est déjà versé, ce qui est bien pratique. Quant au petit personnel de maison, il vous faut embaucher quelqu'un de fiable. Je serai enchanté de vous présenter un garçon très serviable qui s'appelle Christophe Rocancourt. Organisons vite un osuper avec lui à Neuilly ou aux Seychelles ?

    Très amicalement vôtre.
    Frédéric.

    par Laurence - tags : chronique, Voici
  • Eté 2010 - Frédéric participera au BIG ( Biarritz International Groove) et parlera de littérature à la radio

    Le 15/07/2010 à 19:08NOUVELLES SOUS EXTASECommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Dans le Nouvel Obs de cette semaine, rubrique "les uns, les autres"
    deux mois après le Festival de Cannes, 15 jours après l'Express, le Nouvel Obs relaie ENFIN l'info.....

    Buzz autour de Frédéric Beigbeder - "Tandis qu'Atiq Rahimi, Goncourt 2008, s'apprête à tourner "Syngué Sabour" sur  
    la base d'un scénario co-écrit avec Jean-Claude Carrière, le Renaudot 2009 passe lui aussi derrière la caméra : Frédéric Beigbeder va adapter son roman "l'amour dure trois ans". Tournage prévu début 2011".

    autres liens où on parle de Frédéric en cette mi-juillet

    http://www.franceculture.com/emission-les-grandes-traversees-sagan-documentaire-francoise-sagan-plus-grave-que-prevu-15-2010-08-0

    http://www.lepoint.fr/sortir/le-big-festival-fait-groover-biarritz-12-07-2010-1213951_18.php

    http://www.myboox.fr/actualite/des-livres-la-radio-3057.html

    par Laurence - tags : news, été 2010
  • Neuhoff et Beigbeder à Belgrade - Le Point du 8 juillet -

    Le 10/07/2010 à 19:18NOUVELLES SOUS EXTASECommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Neuhoff et Beigbeder à Belgrade

    par Patrick Besson  le 8 juillet 2010

    Eric présentait "un bien fou" (frand prix du Roman de l'Académie française, 2001), Frédéric "un roman français" (prix Renaudot 2009) et moi, je les présentais: en français à la critique et en serbe aux strip-teaseuses. Ce voyage de presse était organisé par Zepter Book, l'éditeur de Neuhoff, sous la houlette de Lepa Radunovic. Les Zepter, Philip et Madeleine, ne sont pas descendus dans un autre hôtel que le Hyatt Regency et n'aurions pas eu table ouverte dans totues les discothqèues au bord du Danube : ils abordent des domaines aussi variés que les cosmétiques, les ustensiles méngaers, l'immobilier, les assurances, la banque, l'aéronautique, etc . Ce sont des capitaines d'industrie tels qu'il en surgit de temps en temps dans les périodes de crise, un peu comme les grands écrivains. A quoi différencie t-on un industriel serbe d'un industriel français ? A rien. Les deux aidents les arts et  adorent danser. Au départ, Philip est économiste. Une excellente formation pour réussir dans la vie, au contraire de la littérature. On reproche à nos enfants de ne pas lire alors qu'on devrait les en féliciter : c'est un signe de leur volonté de faire fortune. Au lieu de parler d'illettrisme, il faudrait saluer le succès d'une cure de désintoxication. Nous autres lecteurs dépendants, incapables de vivre avec moins d'un ou deux romans par jour, nous sommes comme des gens faibles et honteux qui n'ont pas réussi en 2010, à arrêter de boire ou de fumer. Je ne sais pas où en sont les lois antifumeurs dans les Balkans, mais on fume dans tous les restaurants et dans toutes les boîtes de nuit de Belgrade. Alors qu'hier, place de la République, à Paris, j'ai vu un serveur du bar de ce qui était l'hôtel Hyatt reprocher à une consommatrice d'allumer une cigarette ...sur la terrasse. A Belgrade, quel repos, surtout pour les non-fumeurs : les fumeuses qu'on drague ne sont pas sans arrêt en train de nous fausser compagnie.

    Neuhoff, dans son élégance ironique et sensible, avec toujours à la bouche le mot d'esprit pour rire, Beigbeder de plus en plus d'Artagnan, campé dans ses bottes de sept lieues comme un mousquetaire de la poésie de Charles Perrault. Ils ont sillonné la ville et les librairies devant un jeune public serbe enchanté qu'on ne lui parle plus d'Otan, de bombardements, de TPI, mais de  voyages et de sorties, d'amour et de famille, de gloire et de garstronomie. Après la conférence qui eut lieu rue Knez Mihailova, dans le Musée Madeleiene Zepter regroupant les plus belles oeuvres de la peinture contemporaine serbe  - Velikovic, Ljuba, Sobajic-, Beigbeder est allé écouter un concert de Massive Attack avec son éditeur ; Eric et moi, nous avons suivi Madeleine, Lepa et le staff Zepter d'intellectuelles blondes au Madelenium, Opera créé et financé par la mécène, afin d'assiter à "La Mandragore", oeuvre ded'Ivan Jevtic.  Pour le reste, comme me l'a rappelé Frédéric dans le Boeing de la JAT qui nous ramenait à Paris sur une mer de nuages qui s'est dissipée quand nous avons commencé à survoler la France : "What happens in Belgrade stays in Belgrade".

    (photo déjà exposée plus bas, "un roman français international" à propos de Belgrade)

  • Didier à la porte

    Le 10/07/2010 à 18:49NOUVELLES SOUS EXTASECommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Voici du 10 juillet 2010

    par Frédéric Beigbeder

    A l'entendre sur Canal Plus ou dans le Parisien, Stéphane Guillon, licencié de France Inter, est victime d'une censure politique venue de l'Elysée. J'ai dû me frotter les yeux quand je l'ai vu au Grand Journal : on aurait cru Alexandre Soljenitsyne condamné à huit ans de bagne par Staline. Il ne faut peut-être pas exagérer. Sstéphane Guillon est un digne héritier de Guy Bedos, qui ne méritait pas tant de maladresse de la part de son patron Philippe Val, décidément meilleur pour écrire des éditos que pour diriger des gens. Mais Guillon n'a cessé de taquiner ses employeurs à l'antenne pour pouvoir jouer les martyrs. Il a obtenu ce qu'il cherchait sans doute inconsciemment : pouvoir faire la grasse matinée. Le cas de Didier Porte est plus préoccupant : il a vraiment tout perdu. Il est viré de ses deux jobs en même temlps (la chronique matinale et le portrait du Fou du Roi). En suite, il n'est pas salarié de Canal +, contrairement à Guillon. Si Stéphane, par son coté Droopy, ressemble à Pierre Desproges, Didier Porte m'évoquait plutôt la démence de Luis Rego au Tribunal des flagrants délires. Chaque fois qu'on écoutait Didier Porte, on éclatait de rire comme devant un enfant qui profère une obscénité. Avec sa barbichette d'instituteur de la IIIème République, il incarnait la voix du peuple. Pour donner un exemple, quand je fus l'invité de Stéphane Bern, Didier Porte a déclamé un texte moqueur où j'étais décrit comme un partouzeur drogué : j'aurais pu me vexer mais j'étais mort de rire, comme le public et les auditeurs ! Par son outrance rabelaisienne, Didier Porte dédramatisait au contraire ma réputation usurpée. C'était un disciple de Jarry, un caricaturiste authentiquement ubuesque, "hénaurme". C'est dans ce sens, pataphysique et potache, qu'il faut évidemment comprendre son "j'encule Sarkozy". Aujourd'hui, le vrai martyr, c'est lui.

    par Laurence - tags : chronique, Voici
  • un roman français à l'étranger (récapitulatif)

    Le 09/07/2010 à 12:48UN ROMAN FRANCAIS INTERNATIONALCommentaires (0)Ajouter un commentaire


    Un roman français


    Depuis le 18 août 2009, voilà où nous en sommes vu du coté international


    1. Allemagne
    Beigbeder, Frédéric. Ein französischer Roman = Un roman Français /  Frédéric Beigbeder. Aus dem Franz. von Brigitte Große. -  München: Piper Verlag, 2010. -  320 S. - ISBN: 9783492054140. [Erscheint: September 2010]....

    2. Croatie
    Beigbeder, Frédéric. Francuski roman =Un roman français / Frédéric Beigbeder; prijevod: Ita Kovač. - Zagreb: Naklada OceanMore, 2010. – 213 str. - ISBN: 978-953-705-675-9. - Jezik: Hrvatski. - Jezik izvornika: Francuski. – Godina izdanja: 5 / 2010.

    3. Lituanie
    Beigbeder, Frédéric. Prancūziškas romanas = Un roman français: romanas / Frédéric Beigbeder; iš prancūzų kalbos vertė Lina Barštytė. – Vilnius : Tyto alba, 2010. –[ ? ]p. - ISBN 978-9986-16-770-9.

    4. Pologne
    Beigbeder, Frédéric.
    Francuska powieść / Frédéric Beigbeder; przeł. (?).  – Warszawa: Noir sur Blanc, 2010. - (?)s. -  Tytuł oryginału: Un  roman français. - Język oryginału: francuski. - Data wydania: listopad 2010. - Sortie prévue le: novembre 2010. - ISBN: 978-83-7392-333-1.

    5. Roumanie 
    Beigbeder, Frédéric. Un roman francez = Un roman Français /  Frédéric Beigbeder ; trad. : Doru Mareş. – Bucuresti : Pandora-M, 2010. – 240 p. - ISBN: 973-88901-0-7.

    6. Russie
    Бегбедер, Ф. Французский роман = Un roman Français / Фредерик Бегбедер; пер. с фр. Елены Головиной. – М.: Иностранка, 2010. – 320 с. – (The best of Иностранка).- ISBN 978-5-389-00779-6.

    7. Serbie
    Begbede, Frederik. Francuski roman = Un roman français  / Frederik Begbede; Prevod s francuskog: Ivana Misirlić-Bigard. – Beograd: Booka, 2010. – 1. izdanje. – 144 str. – (Edicija: Zapadno od sunca). - ISBN 978-86-88335-01-0.

  • dans l'Express du 8 juillet 2010

    Le 09/07/2010 à 12:19NOUVELLES SOUS EXTASECommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Beigbeder adapte son propre roman

    Par L'Express, publié le 08/07/2010 à 17:00
    (déjà annoncé ici pendant le Festival de Cannes)

     

    3 ans après 99 francs, L'amour dure trois ans va être adapté au cinéma. Derrière la caméra : Frédéric Beigbeder

    C'est au Chateau Marmont, hôtel du gratin hollywoodien, à Los Angeles, que Frédéric Beigbeder a mis la dernière main au scénario de L'Amour dure trois ans, adaptation de son propre roman racontant la vie d'un homme déçu par l'amour.Le film marquera les débuts de l'écrivain à la réalisation. Il est produit par Michaël Gentile (Espion(s)) et Alain Kruger, patron de l'émission Le Cercle sur Canal + Cinéma, présentée par Beigbeder. Le tournage devrait commencer au début de 2011.

  • le sixième sens

    Le 05/07/2010 à 13:31NOUVELLES SOUS EXTASECommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Voici du 3 juillet 2010

    par Frédéric Beigbeder


     Connaissez -vous Pranav Mistry ? Ce chercheur indien, âgé de 29 ans est l'un des plus grands inventeurs du XXIème siècle, ou peut-être le monstre qui va détruire l'humanité. A côté, Steve Jobs est aussi moderne que Jacques Chirac en arrêt face à son "mulot". Googlez-moi ce nom tout de suite, regardez moi sa conférence MIT et trevenez lire cette page. A y est ? Voila : vous savez maintenant pourquoi l'I-pad d'Apple est déjà aussi démodé qu'un vieux presse-purée. Prava Mistry est en train de fusionner le monde réel et le monde virtuel grâce à un système de microcaméras infrarouges reliées à des projecteurs miniaturisés,  un récepteur d'ultrasons et un Smartphone. Pour résumer le peu que j'en comprenne, nous n'aurons bientôt plus besoin d'écrans : nous serons l'ordinateur. C'est ce qu'il nomme le sixième sens. Nous pourrons écrire un texte dans le vide, sur notre main, regarder un film sur n'importe quel mur ou feuille de papier, téléphoner sur notre bras, connaître l'heure en dessinant une montre dans l'air, prendre des photos en mimant un cadre devant nous...! Je ne pensais pas que je vivrais assez longtemps pour voir le Terminator de James Cameron devenir réalité. Vous savez, la scène où le robot humanoide voit défiler devant ses yeux les "réponses possibles" à une question. Eh bien, nousy sommes : avec l'invention de Mistry, vosu avez tout le savoir de Google sur vous en  permanence et vous pouvez le projeter sur vos lunettes. Je joues osuvent les réactionnaires inquiets face à la révolution technologique qui bouleverse notre monde. Honnêtement, aujourd'hui, face à une telle innovation, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer pour ma fille de 10 ans. Chloé sera bientôt une encyclopédie, une caméra, un ordinateur, une machine à calculer...mais comment vais je lui expliquer  qu'il faut qu'elle continue d'aller à l'école à la rentrée ?

    par Laurence - tags : chronique, Voici
  • Frédéric Beigbeder était en Serbie les 25,26 et 27 juin derniers

    Le 01/07/2010 à 18:28UN ROMAN FRANCAIS INTERNATIONALCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    http://www.novosti.rs/vesti/kultura.71.html:290166-Ukradena-ljubav

    http://www.booka.in/


     

    par Laurence - tags : roman, étranger, Serbie
  • l'adieu à Gutenberg et la réponse d'Actua-litté

    Le 01/07/2010 à 18:08NOUVELLES SOUS EXTASECommentaires (0)Ajouter un commentaire

    La chronique de Lire de Frédéric Beigbeder, juillet-août 2010

    L'adieu à Gutenberg

    Poursuivons notre combat d'arrière-garde entamé le mois dernier (voir notre chronique intitulée "Celsius 233", Lire, juin 2010). Résumé des épisodes précédents : il y a 5 400 ans, invention de l'écriture en Mésopotamie ; il y a 3 800 ans, invention de l'alphabet dans la région du Sinaï. Puis quelques milliers d'années s'écoulent... En 1452, un Allemand nommé Johannes Gutenberg invente l'imprimerie typographique à caractères mobiles. Il commence par éditer 180 exemplaires de la Bible, composés en pages de 42 lignes, reliées en deux volumes de 324 et 319 feuillets. Quarante-huit exemplaires ont été conservés : leur valeur est aujourd'hui estimée à 10 millions de dollars pièce. A mon avis, ça va grimper.

    En 2010, Apple lance l'i-pad, Amazon perfectionne le Kindle, Sony développe le Reader, Google numérise l'ensemble des bibliothèques mondiales afin de lancer un support analogue. Les livres cessent d'être exclusivement lisibles sur papier : la littérature est "dématérialisée". L'invention de Gutenberg a duré cinq cent cinquante-huit ans. J'ai essayé de lire sur iPad : c'est très amusant. Un ingénieur chez Apple a pensé à faire en sorte que l'écran tactile émette un bruit de papier froissé quand on glisse son doigt sur sa surface. On vit une époque de malades ou pas ? Toute la bibliothèque d'Alexandrie tiendra bientôt dans la poche de mon blouson. Parfois, je me dis que je dois être vraiment un vieux con pour penser une seule seconde qu'une telle invention n'est pas un progrès. Quand l'écriture fut inventée il y a cinq millénaires, il y a sûrement un Sumérien réac qui s'est inquiété : "Hé les gars ! Mais alors si on s'écrit, plus personne ne va se parler ? !" Dans La Revue des Deux Mondes d'avril dernier, Pietro Citati rappelait que les Grecs du Ve siècle étaient scandalisés quand on est passé de la lecture sonore (à haute voix) à la lecture silencieuse (intérieure). La question qui se pose à ma génération est simple : si nous ne voulons pas être les derniers à avoir connu le livre en papier, il nous faut trouver des arguments pour défendre cet objet désuet. En quoi la lecture sur papier est-elle supérieure à celle sur écran ? J'ai déjà invoqué la sensualité du papier mais je dois reconnaître que désormais le livre numérique est sexy, esthétique et bien plus agréable à tripoter qu'un bouquin de La Pléiade. Le problème est ailleurs : lire des poèmes de Baudelaire sur l'iPad fut confortable pendant un petit moment (vingt minutes environ) mais j'avais du mal à résister à l'envie de cliquer sur des vidéos, de consulter mes messages, d'écouter des chansons... et je ne pouvais rien noter dans les marges. Lire Les fleurs du mal sur un écran est certes possible, mais avec de telles sollicitations, Guerre et paix n'a aucune chance ; quant à Proust, il est perdu (comme le temps !).

    Pour résumer, on pourrait dire que le livre de Gutenberg implique un cérémonial silencieux, une forme de lenteur... un mode de vie moins stressé, plus détaché. Lire sur papier est une lutte contre l'éparpillement, le livre sur écran est une fenêtre ouverte sur le zapping. Lire sur papier, c'est comme porter un autocollant "NE PAS DÉRANGER". Lire sur écran, c'est prendre le risque d'être court-circuité. Mais il y a surtout une grande différence, plus grave. Il me semble que le numérique "égalise" tous les livres alors que le papier sacralise le texte. Lire sur papier suppose qu'on respecte l'auteur comme un être admirable, génial ou talentueux, bref, meilleur que soi ; l'écran en fait un semblable, un pote, un mec normal, presque un blogueur... donc n'importe qui ! En supprimant le papier, on banalise l'écrivain. On aplanit la littérature. Si mon impression est la bonne, alors ce n'est pas seulement Gutenberg, c'est Flaubert qu'on assassine.

    L'intéressante réponse d'Actua-Litté

    http://www.actualitte.com/actualite/19925-beigbeder-ebook-ecriture-auteur-lecture.htm?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Actualitt-UnePageDeCaractre+%28Actualitt%C3%A9+-+Une+page+de+caract%C3%A9re%29

    par Laurence - tags : chronique, Lire
  • Allez les Bleus

    Le 30/06/2010 à 16:39NOUVELLES SOUS EXTASECommentaires (3)Ajouter un commentaire

    Voici du 26 juin 2010

    Frédéric Beigbeder

    Je suis fier de l'équipe de France de football et je ne dis pas ça pour faire l'original. Elle a donné un exemple au reste du monde. Qu'est que la France ? Le pays qui ne cherche pas à faire bonne figure. La nation qui lave son linge sale en public. La France est le pays qui se qualifie pour la Coupe du monde en trichant (pays de débrouillards) et dont l'équipe s'engueule dès qu'ellel perd un match (pays sensible , humain). Les autres pays sont des moutons disciplinés, ils suent pour gagner, il souffrent en silence, ils acceptent la défaite avec fair-play : pas nous ! La France joue au football avec ses mains, flanque des coups de boule, baise des putes mineures ! La France a la seule équipe qui refuse d'obéir à son entraîneur, et le seul entraîneur qui méprise ouvertement ses joueurs. Voyant qu'elle avait perdu cette Coupe du monde, notre équipe aurait-elle dû rentrer à la maison la tête basse ? Jamais de la vie ! Elle a trouvé un autre moyen d'éclipser le vainqueur. Désormais, on se fiche de savoir qui gagnera la compétition. De ce Mondial 2010, on ne retiendra que la France. C'est ce qu'Edmond Rostand appelait le panache. La France incarne aux yeux du monde entier le pays des losers prétentieux, nuls et flemmards ? Tant mieux ! Cette équipe est le reflet de notre culture, elle nous ressemble comme l'Astérix de Goscinny. Nous sommes une contrée de haines recuites et de guerres perdues. Mais nous défendons des valeurs comme l'amitié et l'oisiveté. En France, il est important de soutenir un copain exclu que de marquer des buts dans une cage à la con. Car c'est bien là le clou de l'histoire : la preuve que les footballeurs sont les plus intelligents du monde, c'est qu'ils n'en ont rien à foutre de ce sport de ringards qu'est le football !

    par Laurence - tags : chronique, Voici
  • la mort de Michael - 1 an après

    Le 25/06/2010 à 07:53NOUVELLES SOUS EXTASECommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Le Parisien du 24 juin 2010

    Quand j’ai appris la de , je mixais au Rai, une des plus grosses boîtes de nuit de Moscou. Il devait être entre 2 et 3 heures du matin,
    le 26, et j’ai pris le micro pour annoncer aux 2 000 personnes qui étaient sur la piste que Michael Jackson était mort. Au début, les gens ne m’ont pas cru et se sont mis à rigoler.

    Moi, derrière les platines, j’étais très ému et j’ai passé I’ll Be There, le grand slow des Jackson Five. Dans cet endroit très festif où tout le monde s’éclatait, c’était très étonnant, ce morceau. Finalement, j’ai improvisé une soirée Michael à Moscou en ne passant que ses chansons : Don’t Stop ‘Til You Get Enough, Human Nature ou Billie Jean. Peu à peu, les gens ont compris que ce n’était pas une blague. J’ai toujours été fan de Michael Jackson. Avant, tout le monde se moquait de moi. Mais aujourd’hui, Michael Jackson n’est plus vilipendé comme à l’époque. C’est étonnant de voir que les autres ont besoin de votre mort pour vous comprendre. »

    par Laurence - tags : chronique, hebdo
  • Los Angeles expire et inspire

    Le 19/06/2010 à 12:07NOUVELLES SOUS EXTASECommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Voici du 19 juin 2010

    par Frédéric Beigbeder

    Ce n'est pas désagréable de se retrouver dans un décor de film. Los Angeles fait le même effet que New-York : la sensation de familiarité résulte de notre colonisation culturelle. Le dernier roman De Bret Easton Ellis vient de sort chez Knopf. Imperial Bedrooms. commence par cette phrase : "They had made a movie about us." ("Ils avaient fait un film sur nous."). Il décrit la vie des protagonistes de Moins que zéro dans la cité des Anges, toujours aussi décadents, vingt cinq ans après leur folle jeunesse. Cet incipit résume bien ce que je ressens alors que je susi le seul humain qui marche à pied sur Sunset Boulevard, en descendant de l'hôtel Chateau Marmont où Sofia Coppola veint de tourner son dernier film. "Ils ont fait un film sur nous" est ce que tout californien se répète à longueur de journée. J'écris ceci devant une assiette de tacos, avec la sensation d'être Hank Moody, le chroniqueur alcoolique de Californication. Je rêve de ce pauvre Fitzgerald en galère sur un scnério - c'est ici qu'il est mort, en 1940, à mon âge.

    Francis Scott Fitzgerald n'a pas été tué par l'alcool mais par le cinéma. Le soleil ne parvient pas à transpercer la couche de brume : le ciel ressemble à un matelas étouffant. J'attends le tremblement de terre de 2012, l'explosion atomique de 24h, les orgies de mannequins d'Entourage...mais je ne récolte que les humiliations stupides de Curb Your Enthusiasm. Los Angeles, c'est un Festival de Cannes qui durerait toute l'année. Je comprends le délire qui s'empare des Français quand ils déménagent dans la capitale mondiale du cinéma : Johnny Halliday, Arthur, Dany Boon, Christian Audigier...Cette étrange impression de pénétrer enfin le rêve global. On déchante vite : Hollywood est angoissante comme une page blanche

    .

    par Laurence - tags : chronique, Voici
  • Frédéric Beigbeder sera à Belgrade les 25 et 26 juin prochains.

    Le 17/06/2010 à 09:07UN ROMAN FRANCAIS INTERNATIONALCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Les bonnes adresses parisiennes du moment de Frédéric Beigbeder sont à l'intérieur de  ce lien : http://www.doitinparis.fr/magazine-feminin/frederic-beigbeder-617

    "Poznati francuski pisac Frederik Begbede gostovaće u Beogradu 25. i 26. juna, gde će predstaviti svoje romane "U pomoć, molim za oproštaj" i "Francuski roman", kojisu na srpskom objavljeni u izdanju izdavačke kuće "Book".

    Jedan od najpopularnijih i najprovokativnijih pisaca današnjice Frederik Begbede stiže u Beograd! Književni superstar boraviće u našem glavnom gradu dva dana, 25. i 26. juna, a svi ljubitelji njegovih knjiga imaće jedinstvenu priliku da se druže sa njim u subotu 26. juna kada će u knjižari Delfi (SKC) od 15 do 16h potpisivati knjige.

    Nakon nekoliko godina pauze pred našim čitaocima će se pojaviti čak dve njegove nove knjige: U pomoć, molim za oproštaj i Francuski roman.

    U pomoć, molim za oproštaj je nastavak kultnog i megauspešnog romana 399 dinara dok je Francuski roman dobitnik ugledne književne nagrade „Renaudot". U pitanju je autobiografija ovog kontraverznog pisca, džetsetera i velike medijske zvezde i po mnogim kritičarima njegovo najbolje delo do sada. Obe knjige objavljuje nova izdavačka kuća Booka.

    "U pomoć, molim za oproštaj" nastavak je kultnog i megauspešnog romana "399 dinara" dok je "Francuski roman" dobitnik ugledne književne nagrade „Renaudot". U pitanju je autobiografija ovog kontraverznog pisca, džetsetera i velike medijske zvezde i po mnogim kritičarima njegovo najbolje delo do sada.

    Ono što daje posebnu težinu startu nove izdavačke kuće (www.booka.in) je dolazak slavnog pisca na premijerno predstavljanje svojih knjiga. Frederik Begbede boraviće u našem glavnom gradu dva dana, 25. i 26. juna, a svi ljubitelji njegovih knjiga imaće jedinstvenu priliku da se druže sa njim u subotu 26. juna kada će u knjižari Delfi (SKC) od 15 do 16h potpisivati knjige.

    O piscu i knjigama...

    "U pomoć, molim za oproštaj"
    "Nećemo ovde da prepričavamo redosled ruskih avantura tog ciničnog erotomana, tim više primamljivog i podnošljivo depresivnog, koji u besanim noćima luta oko zatvorenih crkvi. Samo treba da znamo da je Begbede jednom novom snagom okružio svetačkim oreolom tu ispovest Oktava Paranga i da mu to ide jako dobro," Le Monde

    "Francuski roman"
    "Noćobdija je napisao svoju najbolju knjigu", Lire

    "Nemoguće je mrzeti ovu knjigu. Begbede je previše inteligentan da izbegne sve zamke koje bi književna kritika mogla da mu postavi. Uspeva čak i da nas dirne...", Livres hebdo 

  • GQ - juillet 2010

    Le 15/06/2010 à 22:05NOUVELLES SOUS EXTASECommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Frédéric Beigbeder s'entretient avec Mathieu Chédid à l'hôtel Martinez de Cannes

     

    Drôle d'endroit pour une rencontre. Le Martinez en plein festival de Cannes est-il l'endroit rêvé pour une conversation philosophique avec une rock star qui n'a pas encore 40 ans ? La réponse est oui, évidemment. Je croise "M" depuis longtemps, un peu partout... Où d'autre pourrions-nous parler ? Ni dans les backstages des salles surchauffées, ni dans les studios d'enregistrement enfumés... Matthieu Chedid est un phénomène : ses concerts sont des messes électriques allant crescendo jusqu'à l'orgasme cosmique avec la foule, mais le garçon garde son calme le reste du temps. Il met toute sa schizophrénie dans son travail, il se débarrasse de sa folie en se coiffant comme Klaus Nomi. Et c'est un agneau qui s'assied en face de vous. Presque trop aimable. Il faut se méfier des gens gentils: c'est louche, ils veulent obtenir quelque chose. Un entretien dans GQ ?

    par Laurence - tags : entretien, GQ
  • nouvelles addictions honteuses

    Le 14/06/2010 à 16:52NOUVELLES SOUS EXTASECommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Voici du 12 juin 2010 

    par Frédéric Beigbeder

    Pour vous empêcher de manger, de boire, de fumer, de vous droguer ou de baiser, il existe des cliniques. Mais contre ces nouvelles addictions, rien n'est prévu !
    Addiction aux magazines : vous achetez systématiquement le kiosque à journaux avant de prendre l'avion ou le train, ce qui alourdit considérablement vos bagages et vous empêchera toute votre vie de lire Tolstoi.
    Addiction au Brick Breaker sur votre téléphone : les gens croient que vous écrivez une longue lettre d'amour alors que vous cassez des murs de brique avec votre pouce en essayant de battre un high score minable.
    Addiction à la Nouvelle Star sur M6 : chaque année, vous vous promettez de ne plus regarder cette mascarade dont les candidats les plus talentueux sont éliminés par le vote populaire.
    Addiction à la conduite dans les couloirs de bus avec votre scooter de 50 cm3 : quand la police vous arrête, vous dîtes toujours -"Ha, ha, vous ne pouvez pas me supprimer mon permis, je n'en ai pas !"
    Addiction aux chips Lay's saveur bolognaise : vous finissez toujours le paquet. Vous puez ensuite de la bouche même après un tube entier de Mentos. Vous n'avez jamais faim mais n'êtes jamais rassasié.
    Addiction au self-googling : vous tapez votre nom souvent sur Google pour voir si un inconnu a dit une insanité sur vous dans un obscur blog lointain. Vous êtes un Narcisse inepte et ceux qui vous aiment vraiment (votre famille, vos vieux amis) n'ont plus de nouvelles de vous depuis des mois.
    Addiction aux asperges du restaurant Allard à Paris : vous croyez que c'est un plat léger mais vous les trempez bien trop dans la sauce au beurre, et en plus, votre urine sent toujours une odeur bizarre après..
    Addiction à mes chroniques : grave pathologie mentale. Aucun traitment connu à ce jour. Vous êtes probablement aussi "fucked up" que leur auteur.

    par Laurence - tags : chronique, Voici
  • remember : une vidéo inédite de 1999

    Le 10/06/2010 à 00:36THE BEST BEIG - 1998 - 2008Commentaires (0)Ajouter un commentaire

    J'adore cette vidéo.

    http://www.ina.fr/ardisson/tout-le-monde-en-parle/video/I07312033/frederic-beigbeder-a-propos-de-sa-carriere-d-ecrivain.fr.html

  • un recueil des articles de presse en 2011

    Le 10/06/2010 à 00:33UN ROMAN FRANCAIS INTERNATIONALCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Alors que "le roman français" poursuit sa route en dehors de l'hexagone
    (Frédéric Beigbeder est attendu à la fin de ce mois à Belgrade),
    il est annoncé la parution d'un recueil de tous ses articles de presse courant 2011.

    Je rappelle à ce sujet que tous les anciens papiers de Frédéric depuis 2007, recopiés par mes soins, sont visibles sur le blog Skyrock du Cercle (blog clos en août 2009) dont le lien figure dans la catégorie "liens français".
    Ce site Français, en toute logique, abrite ceux publiés par l'auteur depuis septembre 2009.


    Dernières photos de Frédéric à Moscou fin mai





  • celsius 233

    Le 07/06/2010 à 23:00NOUVELLES SOUS EXTASECommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Lire 

    Juin 2010 

    Les libraires et les bibliothécaires du monde entier vont-ils se laisser faire comme les disquaires qui ont mis la clef sous la porte sans broncher ? Le livre imprimé sur papier et menacé de disparition, dans l'indifférence générale. Je suis surpris  par l'absence de résistance du public dans les deux cas : du roman de Ray Bradbury, Fahrenheit 451, publié en 1953. Je l'ai lu quand j'avais 14 ans, dans la collection Présence du futur, chez Denoel. Il décrit un monde où les livres sont bûlés par des pompiers pyromanes munis d elance-flammes à 451 degrés Fahrenheit, soit 233 degrés Celsius. En 1966, François Truffaut en a fait son seul film de science-fiction, tourné en anglais. Si Truffaut revenait aujourd'hui, et qu'on lui disait que toute la connaissance mondiale est en cours de numérisation informatique pour être téléchargeable sur des écrans, et que les livres en papier vont être réservés à une sorte d'élite érudite, à des fétichistes bibliophiles, à des vieillards collectionneurs, ou des archivistes maniaques, je parie qu'il pleurerait.
    Mais notre société est déjà tellement convertie à la consommation d'images qu'une jeune génération majoritairement atteinte d'A.D.D (Attention Deficit Discorder), bientôt incapable de la moindre concentration, a laissé les écrans s'installer partout, dans les rues, les avions, les bus, les métros, les trains, jusque dans nos poches et entre nos mains. Elle acceptera sans broncher de voir les écrans remplacer les livres, comme dans le roman de 1953 (la maison du héros y est couverte de murs-écrans). Et que fera t-on des livres devenus obsolètes ? Comme le dit Bradbury : "il y a plus d'une façon de brûler un livre." On ne pratiquera peut-être pas l'autodafé (mal vu depuis les nazis) mais on cessera de les fabriquer. La plupart seront donc pilonnés pour faire place nette. Les librairies fermeront et les bibliothèques ressembleront - comme c'est déjà souvent le cas - à des cybercafés. Le roman montrait bel et bien ce que nous sommes en train de vivre cinquante-sept ans après.
    Caressez bien ce journal : bientôt, il sera disponible sur un i-Pad tactile conçu par Apple, vous ne pourrez plus le corner, le rouler, le humer, le souligner, le colorier, le déchirer, arracher une page pour la plier en quatre dans la poche de votre veste.
    Ray Bradbury imaginait une société où posséder un livre était considéré comme un crime. Le héros de son livre, Guy Montag, enquête pour trouver les derniers romans cachés chez des vieux anarchistes, et les détruire. Comme Winston Smith dans 1984 d'Orwell, il est sauvé par sa rencontre avec une jeune femme. C'est la révélation : il décide de se remettre à imprimer des livres. Il tombe sur des professeurs diplômés qui apprennent par coeur les grands textes pour les conserver dans la clandestinité. Dans Fahrenheit 451, la sauveuse se prénomme Clarisse et elle a 17 ans. Hou, hou ! Où es tu Clarisse ? Je cherche l'adolescente qui empêchera la prophétie de Bradbury de se réaliser, lui qui disait que "la science-fiction est la description de la réalité". J'aimerais beaucoup que, pour une fois, il se soit trompé. J'espère qu'il existe une Clarisse qui jettera son téléphone mobile, son liseur électronique et son ordinateur portable dans un fleuve, pour s'asseoir sur un banc, et ouvrir L'Apocalypse de Saint Jean en édition de poche dans sa traduction de Lemaistre de Sacy : "Des dexu côtas du fleuve était l'arbre de vie qui porte douze fruits et donne son fruit chaque mois ; et les feuilles de cet arbre sont pour guérir les nations." (Chapitre XXII, 2)

    par Laurence - tags : chronique, Lire
  • à propos de la pub

    Le 05/06/2010 à 20:02NOUVELLES SOUS EXTASECommentaires (0)Ajouter un commentaire

    par Laurence - tags : publicité, cinéma
  • une page d'espoir

    Le 05/06/2010 à 13:58NOUVELLES SOUS EXTASECommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Voici du 5 juin 2010

    par Frédéric Beigbeder


    J'annonçais la guerre pour bientôt, il y a deux semaines. Je vais mieux depuis que j'ai quitté Cannes. J'ai trouvé dans un Libé du mois dernier le résumé d'un débat qui a opposé (sur France Culture) Daniel Cohn-Bendit à Pierre Rosanvallon à propos des "Nouvelles utopies". Ils ne proposaient pas grand-chose : leur fol espoir se réduit au concept (peu engageant) d'"autolimitation nécessaire". On a connu des lendemains qui chantaient mieux ! Les utopies sont nécessaires à l'homme. Sans elles, notre destin n'est que décrépitude vaine. Voici donc les six rêves que je propose pour sauver la France.
    1) La suppression des armes nucléaires. Pourquoi Sarkozy  ne soutient-il pas le rêve d' Obama ? Même les Russes - peuplade pourtant belliqueuse - ont compris qu'il vaut mieux détruire ces armes avant qu'elles ne nous détruisent.

    2) L'abolition de la prison. On peut transformer en musées la plupart de ces lieux inhumains. L'enfermement doit être réservé aux assassins. Pour les autres, bracelet électronique, travaux d'intérêt général, camisole chimique, bannissement ?

    3) La gratuité du logement et de la nourriture. Jacques Attali dit qu'elle est faisable sur le même modèle que la gratuité d'Internet ou du micromédia. Les philosophes Badiou et Zizek disent depuis longtemps que le communisme est l'avenir du capitalisme.

    4) La création d 'un gouvernement mondial. Il faut remplacer l'ONU bureaucratique par un Conseil exécutif terrien (CET) élu par les 7 milliards d'humains. 

    5) L'annulation de la dette publique de la France. Qu'attend Bono pour militer en notre faveur ? S'il l'a fait pour le Kenya pourquoi pas nous ? Nous aussi, nous sommes pauvres !

    6) Frédéric Beigbeder = Président du Monde. Oui, mes chers compatriotes, il y a une lumière au bout du tunnel. Votez pour moi ! Ensuite, ne me demandez pas ce que je peux faire pour vous, mais plutôt ce que vous pourrez faire pour moi.

    par Laurence - tags : chronique, Voici
  • Russie - suite et fin

    Le 04/06/2010 à 13:42UN ROMAN FRANCAIS INTERNATIONALCommentaires (0)Ajouter un commentaire






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  • tournoi Forest Hill -1er juin/4 juin

    Le 02/06/2010 à 09:36NOUVELLES SOUS EXTASECommentaires (0)Ajouter un commentaire


    Frédéric Beigbeder a affronté au second tour Jean-Paul Enthoven. 

    Un set chacun et Frédéric a du s'absenter après le tie-break du second set. Dommage ! 

    L'année prochaine, je m'inscrirais...  




    par Laurence - tags : Roland-Garros
  • publication d'un Manifeste

    Le 01/06/2010 à 19:48NOUVELLES SOUS EXTASECommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Télérama publie «Libérons l'audiovisuel public !»,
    contre la nomination des patrons de l'audiovisuel public par Nicolas Sarkozy...

    Il y a Daniel Pennac, François Bégaudeau, Frédéric Beigbeder, Pierre Arditi. Et puis aussi Lionel Jospin, Marielle de Sarnez ou Martine Aubry. Cent personnalités en tout, de tous les horizons, qui signent, à l'occasion de la succession de Patrick de Carolis à France Télévisions, un manifeste contre la nomination des patrons de l'audiovisuel public par Nicolas Sarkozy. Télérama publie ce manifeste mercredi.
     
    Intitulé «Libérons l'audiovisuel public!», le manifeste stipule: «Un président de France Télévisions nommé par le président de la République, c'est le risque d'un audiovisuel public sous contrôle. Les 100 signataires de notre manifeste dénoncent cette régression».
     
    La publication du texte survient alors que le mandat de Patrick de Carolis arrive à échéance en août. En vertu de la loi ayant réformé l'audiovisuel public de mars 2009, son successeur sera nommé - et pourra être révoqué - par le président de la République, après avis conforme du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et des commissions des affaires culturelles de l'Assemblée nationale et du Sénat.

    «Après la régalienne ORTF (...), la loi de 2009 a rétabli non seulement le fait du prince, mais d'inquiétants liens de sujétion entre l'Etat et nos dirigeants de chaînes publiques», estiment-ils, qualifiant de «maquillages hypocrites» les encadrements du CSA et du Parlement. D’anciens présidents du Conseil supérieur se sont d’ailleurs joints au manifeste.

    «Il n'est pas jusqu'à la gestion des entreprises audiovisuelles que ce nouveau système ne handicape lourdement. Toute décision d'un patron de chaîne publique nommé par le président risque d'être aussitôt suspectée de soumission au pouvoir, comme c'est le cas actuellement de Jean-Luc Hees à Radio France», poursuivent-ils.

  • de Saint-Petersbourg à la Porte d'Auteuil

    Le 01/06/2010 à 19:43UN ROMAN FRANCAIS INTERNATIONALCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Les photos de Frédéric ci dessous datent de Saint-Petersbourg le 29 mai


    En marge des internationaux de Roland Garros, commence aujourd'hui la 17e édition du tournoi des personnalités, dont les champions seront désignés vendredi. Compétition amicale créée en 1993, ce petit championnat organisé dans une annexe du Stade Jean-Bouin, réunira entre autres PPDA, Philippe Candeloro, Michel Boujenah, Guillaume Durand, Marc Jolivet, Tex, Titoff, le DJ Bob Sinclar, ou encore Frédéric Beigbeder et Jean-Pierre Papin.
    Fermés aux publics, les matches seront donc joués par des stars qui, elles aussi, avaient envie de se lancer la balle.
    Alors, qui succèdera à Caroline Barclay et Nicolas Deuil, vainqueurs de l'édition précédente?







  • Remember : Tagada et Krema Story

    Le 31/05/2010 à 09:22THE BEST BEIG - 1998 - 2008Commentaires (0)Ajouter un commentaire

    Le penchant de Frédéric pour les confiseries roses et sucrées, - (Barbara Cartland et la poupée Barbie ne sont pas si loin...)- ne date pas d'hier, j'y lis toute la part féminine de l'auteur : j'ai relu récemment ce passage de "Nouvelles sous ectasy" après la chronique de Voici sur les Régal'ad. Est-ce si juvénile d'associer les gestes de l'amour à ceux suggérés par notre élan pour les friandises ?  Finalement, comment dire autrement notre attirance, lorsqu'on aime sans retenue, avec gourmandise et que rien ne compte davantage que d'être boulimique de l'autre?

    "Évidemment, c'est là que ça a basculé. Avant, on faisait l'amour sans arrêt, sans penser à autre chose. Comme preuve d'amour, ça nous suffisait.  C'était comme de boire un verre d'eau - sauf que ça avait plus de goût et qu'on avait tout le temps soif. Il suffisait qu'elle me regarde et je sentais mon sexe vivre. Elle entrouvrait ses lèvres ; j'y posais les miennes ; sa langue léchait mes gencives ; elle avait un goût de fraise Tagada ; j'écartais mes doigts dans ses cheveux parfumés ; elle passait sa main sous ma chemise pour caresser ma peau ; nous respirions plus vite ; je dégrafais son soutien-gorge de dentelle noire pour dégager ses tétons ; ils avaient un goût de bonbon Krema ; son corps était une confiserie ; un self-service ; un fast-food où j'aimais prendre mon temps, flâner, hésiter entre sa culotte trempée et des seins en nombre pair ; quand on roule une pelle, ça finit toujours par déraper ; il y a des allées et venues ; en éjaculant, je criais son prénom ; et elle, le mien.

  • Remember : à propos des Dandys 2000 - Technikart

    Le 31/05/2010 à 00:32THE BEST BEIG - 1998 - 2008Commentaires (0)Ajouter un commentaire

    J'ai retrouvé cet excellent article signé de Patrick Williams, daté du Samedi 01 Mai 1999, paru dans Technikart n°32 (cf colonne, la meilleure couv de Technikart - Wizman/Beigbeder). Où l'on comprend, 11 ans plus tard, que les hérauts des temps modernes ont mûri. Qu'il se sont imposés. Qu'ils n'étaient pas des gadgets jetables, effets de mode éphémère, trempant dans leur époque. Le dandysme est toujours là mais il n'est pas si futile. La société a changé. Comme eux. Superficiels et graves en même temps.

    Ils ont l'air snobs, frivoles, dilettantes. De vraies têtes à claques. Pourtant, les dandys modernes proposent un mode de vie assez bath, fondé sur le réseau et le détournement du système. Eloge de la mondanité.

    A l'heure où nous écrivons ces lignes, nous sommes en guerre. Mais c'est une drôle de guerre. Nous n'en subissons aucun contrecoup. Pas d'étals vides ni d'exode à signaler. Pour nous, la guerre n'existe pas. Elle n'a de réalité concrète que dans les journaux et dans les discussions. Les éditorialistes s'empoignent, les journalistes prennent des airs graves et le public, comme d'habitude, est sincèrement désolé, sans que cela change quoique ce soit à sa vie. Il travaille dans des boulots qui l'emmerdent, il flippe parce qu'il est en CDD, il rédige des CV serviles qui conduisent à passer des tests d'embauche humiliants. Et le soir, il rentre chez lui pour apprendre au JT que ça saigne au Kosovo. Ah ouais ?
    Au même moment, à Paris, une bande de branleurs s'agite frénétiquement, sortant tous les soirs et connaissant tout le monde. Ils évoluent dans les médias, la musique, l'art contemporain. Frédéric Beigbeder, publicitaire et écrivain, refourgue à Gallimard ses Six nouvelles sous ecstasy ; Ariel Wizman, journaliste et animateur télé, signe un disque sous l'appellation Grand Popo Football Club ; Bertrand Burgalat, producteur touche-à-tout, met sur nos pick-up sa compilation électro-luxe Tricatel, où l'écrivain Michel Houellebecq pousse la chansonnette. Et Thierry Théolier voit sa fréquentation assidue des vernissages récompensée puisqu'il est l'invité de l'expo Oh les beaux jours, qui se tiendra au square des Batignolles.

    Point commun entre ces garçons ? Ils incarnent le dandysme le plus futile, la mondanité la plus assidue, le dilettantisme le plus insupportable. A mille lieux des préoccupations sérieuses, dramatiques, historiques qui se jouent dans les Balkans. Autre détail ? Ah oui : ces têtes à claques nous intéressent bien plus que l'ex-Yougoslavie, car ils mènent de l'intérieur une petite guerre contre la vie merdique que vous allez vous reprendre en pleine tronche dès que le conflit au Kosovo aura fini de faire diversion. Nous voulons faire ici l'éloge du dandysme et de la mondanité.
    En effet, le « dandysme » ne se résume pas à vomir sur son costard dans la rue Princesse en sortant de chez Castel. Les dandys modernes travaillent, les bougres. Multiplient les activités. Mais - détail essentiel - toujours en restant fidèles à eux-mêmes. Ariel Wizman, propulsé chroniqueur à Nulle part ailleurs (un poste en or), ne cherche pas à adopter le profil de l'animateur Canal+ façon Antoine de Caunes : drôle, insolent, décalé. Il refuse d'être performant. Frédéric Beigbeder, intronisé critique littéraire à Voici, ne se demande pas ce que veut lire la ménagère-lectrice du journal à ragots : il lui parle de ce qu'il aime, les romans sulfureux de Maurice G. Dantec. Commentaire de Wizman : « Nous cherchons à voir jusqu'où on peut rester soi-même dans l'entreprise. On veut opposer notre instinct de survie à un monde complètement quadrillé par des règles sur lesquelles plus personne n'a aucun pouvoir. »
    Les esprits chagrins rétorqueront que tout ceci n'est que pipi de chat, que ce n'est pas comme ça qu'on fera la Révolution. Mais vu qu'on l'attend toujours, la Révolution, on se dit qu'à leur petit niveau, ces garçons donnent l'exemple d'une résistance au conformisme étouffant qui règne dans l'entreprise moderne. Particulièrement dans un milieu, les médias qui, sous un abord cool, s'impose une autocensure terrible. Un détail ? Soit. Mais voir à la télé quelqu'un qui refuse, l'espace de deux secondes, d'être un bon professionnel marque plus que des armadas de journalistes ou de militants aux propos et attitudes convenues.
    De la même manière, la « mondanité » de ces dandys ne consiste pas à rester frileusement planqué à côté des petits fours. Ils traversent les milieux les plus divers, sans a priori, sans œillères. Bertrand Burgalat a produit des gens aussi différents que Charlie Oleg (organiste de Tournez manège) ou Einstürzende Neubauten (groupe intello-in-dus allemand). Ancien punk, Wizman a parcouru les médias comme il errait dans Paris : une Valstar à la main. Radio underground, télé grand public, presse branchée, musique contemporaine, il a tout fait, le plus souvent ivre et décalé, à l'aise sur tous les terrains, ne refusant aucune rencontre. Et ne parlons pas de Beigbeder qui est un vrai tout-terrain de la vie moderne : publicitaire chez Young et Rubicam (il est l'auteur de la pub Technikart), fondateur éphémère du magazine Deluxe et de la revue littéraire NRV, critique littéraire chez Voici...
    Dans une société séparée en autant de petites cases, de petites chapelles, cette attitude est louable. Vous trouvez qu'on exagère ? Regardez autour de vous : les gens parlent souvent avec mépris des autres milieux, des autres professions. Ils font ceux qui connaissent. Mais discutez avec eux : ils n'y ont jamais mis les pieds. Les gens ont peur. Aussi, la mondanité de nos dandys est un humanisme.
    Evidemment, on nous dira qu'à force de se disperser les dandys ne créent pas d'œuvre valable. Certes. Wizman, Beigbeder, Burgalat ne sont pas, selon le terme accepté, de « grands artistes ». Leurs livres, disques, émissions sont souvent torchés trop rapidement pour avoir un réel impact. Mais c'est normal. Leur ultime œuvre s'appelle le « réseau » : cette élaboration permanente de rencontres, de collaborations et de coïncidences. Un mode de vie qui vous pousse dehors, une occasion en appelant une autre, un hasard en faisant surgir un autre. Fini l'artiste romantique, enfermé dans sa chambre, attendant l'inspiration. Attachés à découvrir et à vivre, ces « artistes sans œuvre », pour reprendre le titre du livre de Jean-Yves Jouanney, se foutent de faire fructifier leur capital artistique et jettent leur talent par les fenêtres. Ils balancent au poubelloscope le grand artiste, ce concept à première vue fascinant mais qui s'avère terriblement aliénant. On les comprend. Vouloir incarner le grand artiste nous paraît aussi désuet que vouloir devenir cadre sup : une affaire de « capital social ». Rêver d'être plus grand, plus doué, plus puissant que les autres.

    Ainsi les dandys ont beau porter des costards 60's, ils sont en phase avec l'ère techno. La mondanité, ça n'est jamais que l'Internet plus les êtres humains. Tissant au jour le jour une immense toile humaine, Beigbeder, Wizman ou Burgalat rejoignent les préoccupations des artistes contemporains des dix dernières années, qui, selon le terme du critique Nicolas Bourriaud, cherchent à créer un « art relationnel ». D'ailleurs, dans son dernier livre, Formes de vie, Bourriaud montre comment l'art contemporain est arrivé progressivement à faire sien le credo du dandysme : « Fais de ta vie une œuvre d'art. » « Ce rapprochement entre le dandy et l'artiste contemporain choquera ceux qui mésestiment la dimension intellectuelle du dandysme. Pourtant on retrouve dans les pratiques artistiques contemporaines la même dimension ascétique, un comparable travail sur soi, un désir similaire de manipuler les signes en dehors de toute visée immédiatement productive qui caractérisent la pensée dandy. »
    En glissant d'une profession à l'autre, d'un milieu à l'autre, nos branleurs frivoles proposent une morale pour notre époque. Ils réalisent un homme total, toujours égal à lui-même, sur tous les terrains et dans toutes les situations. Comme dit Bourriaud : « Ils résistent à la généralisation de la division du travail et à la standardisation de l'ère industrielle, car ils reconstituent l'unité perdue de l'existence humaine. » Superficiels, les dandys ? Oui mais alors comme Nietzsche parlait des Grecs dans la préface du Gai Savoir, « superficiels par profondeur ».

  • mon Adoré

    Le 29/05/2010 à 23:02NOUVELLES SOUS EXTASECommentaires (0)Ajouter un commentaire



    et fin du voyage en Russie
    http://www.1tv.ru/sprojects/si=5745

    par Laurence - tags : Frédéric
  • 30 mai - Hep Taxi - bande annonce - (réalisé à Bruxelles, pendant la dernière Foire du Livre)

    Le 29/05/2010 à 15:49NOUVELLES SOUS EXTASECommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Vu dimanche sur La deux à 22h45 

    http://www.rtbf.be/tv/revoir/detail_hep-taxi?catchupId=10-TMCEH100-009-PR&serieId=10-TMCEH100-000-PR

    Lire la suite ...

  • 29 mai - Saint-Petersbourg (quel périple !)

    Le 29/05/2010 à 15:27UN ROMAN FRANCAIS INTERNATIONALCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Сегодня, 27 мая, состоялась последняя в г. Москве автограф-сессия всемирно известного французского писателя — Фредерика Бегбедера

    Автор бестселлера «99 франков» представил свою новую книгу «Французский роман».

    Первая встреча с читателями состоялась в магазине «Хит-зона» в ТЦ «Европейский». Также прошли автограф-сесии в книжных магазинах «Библио-глобус», «Московский Дом Книги» на Новом Арбате и магазине «Москва». Все желающие смогли получить заветные автографы и фотографии с любимым автором.

    Напоминаем, что впереди еще две автограф-сессии Фредерика Бегбедера в г. Санкт-Петербурге:

    29 мая 14.30 «Буквоед» на Восстания
                                             29 мая 18.00 «Дом книги» на Невском




    Bonjour, la Russie !

  • Lettre à Philippe Bertrand

    Le 29/05/2010 à 11:40NOUVELLES SOUS EXTASECommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Voici du 29 mai 2010

    par Frédéric Beigbeder

    Cher Philippe,

    Je t'en veux de mourir à 61 ans, surtout que tu en faisais dix de moins. Déjà que toute ta vie tu as été incapable de rester normal, tu aurais pu au moins faire l'effort de rester vivant. Bon, je sais que ce n'est pas de ta faute. De Linda aime l'art au Montespan, ton oeuvre est la preuve de ton amour de la vie. Je me souviens comme on a plaisanté ensemble à l'enterrement de Lauzier, pour cacher notre émotion. Si ce jour là, on nous avait dit que tu étais le prochain sur la liste, on aurait explosé de rire. Tu aimais l'humour noir, qui est le seul humour. Le vrai humour est toujours en deuil. Toi et moi, c'était une histoire d'humour. "On s'est connus, on s'est reconnus, on s'est perdus de vue, puis on s'est retrouvés..." Est ce qu'on se retrouvera dans le tourbillon de la mort ? La mort me fait plutôt penser à un siphon, qui nous aspire tous avec un bruit répugant de baignoire que l'on vide.  Difficile de dire à un athée que l'on va le retrouver - ce qui rend la disparition des mécréants plus insupportable que celle des bigots. Que tu le veuilles ou non, tu as pourtant trouvé la vie éternelle, grâce à tes dessins. Le corps de la femme était ta foi, ton église, ta religion. Tu es un moine qui a dessiné les plus beaux seins et les plus beaux culs du monde. Comme ton voisin de cimetière (Charles Baudelaire), tu aimais les belles dépravées, le plaisir, l'ivresse, le vin, les chats, et la fumée. Aujourd'hui, je voudrais intenter un procès aux associations qui touchent des fortunes mais ne trouvent toujours pas de remède contre le cancer, un procès à Dieu pour absentéisme, un procès à moi qui n'ai pas assez profité de toi, un procès au temps pour excès de vitesse...Un procès à la mort.
    Ton ami, Fred.
      

    par Laurence - tags : chronique, Voici
  • 27 mai - DJ Set à la Marusya

    Le 28/05/2010 à 18:07UN ROMAN FRANCAIS INTERNATIONALCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Фредерик Бегбедер сыграл DJ-set в московском ресторане Маруся 27 мая 2010



    par Laurence - tags : international, Mixs
  • 27 et 26 mai - entretien avec un journal russe et dédicaces

    Le 28/05/2010 à 17:58UN ROMAN FRANCAIS INTERNATIONALCommentaires (0)Ajouter un commentaire

     

    27.05.10 Le journal "ИЗВЕСТИЯ" / Izvestia (interview, photo)

    Писатель Бегбедер объясняет, что он происходит из старинной, благородной семьи (фото: Екатерина Штукина/"Известия")

    Французский писатель-дебошир Бегбедер задумался о том, кто он и что именно делает

    Фредерика Бегбедера, который приехал на днях в Москву представить русским читателям свою новую книгу "Французский роман", теперь не узнать. Хотя он так же красиво подстрижен, и даже очки у него в той же модной оправе. Но если в свои прошлые визиты в столицу он носил початую бутылку водки в кармане своего дорогого пальто, норовил зайти перекусить в "Ростикс" у Белорусского вокзала и вообще вел себя нарочито неправильно, то теперь он стихийно приличен.

    Может быть, его изменили 36 часов, которые он провел в тюрьме после того, как они с приятелем публично употребляли наркотики. Он даже написал роман, в котором изложил все ужасы пребывания в неволе, вспомнил историю своей семьи и своего детства и, кажется, всерьез решил изменить свою жизнь. С Фредериком Бегбедером пришлось всерьез поговорить о нем самом.

    фредерик бегбедер: Ой, а вы из "Известий"?

    известия: Из них.

    бегбедер: А я тут недавно встречался с вашим коллегой!

    и: Да, с нашим парижским корреспондентом Юрием Коваленко.

    бегбедер: И что, интервью напечатали?

    и: Конечно.

    бегбедер: А я там шуточки всякие отпускал - их тоже напечатали?

    и: А что же еще было печатать - вы там только шуточки и отпускали.

    бегбедер: Мда-а-а. Я сказал, что мне нужно попасть в тюрьму в Сибирь, чтобы черпать там вдохновение, - это осталось?

    и: Это поставили в заголовок.

    бегбедер: (Радуется.) Но пока это желание-то не исполнено - путинская полиция пока меня не арестовала. Наверное, они вашу газету не читают.

    и: Погодите расстраиваться, вы же только что прилетели - у вас еще несколько дней впереди.

    бегбедер: (Хохочет.)

    и: Я прекрасно помню ваш предыдущий визит в Москву, и это было довольно сильно похоже на то, что вы описываете в своих книгах: много водки, и кокаин...

    бегбедер: Может быть... Но я в книге написал, что это поиск мимолетного удовольствия.

    и: Мне формулировка "мимолетное удовольствие" показалась немного кокетливой - за ней же должно скрываться что-то основательное?

    бегбедер: Меня на самом деле интересует собственно вот что: почему люди богатые, которые в жизни многого добились, живущие в роскоши и комфорте, в какой-то момент начинают заниматься саморазрушением. Что их на это толкает? Эти вопросы ставились и раньше - еще Бальзак об этом писал, и русские великие романисты об этом писали. Ну, раньше люди, правда, в основном употребляли алкоголь - пили в больших количествах, а сейчас вот это могут быть наркотики. Почему люди, у которых все есть, начинают ко всему этому прибегать и по сути заниматься медленным самоубийством? Я не первый, кто его задает.

    и: Вопрос-то вы задаете, но ответа не даете. Или не получаете?

    бегбедер: Нет (смеется). А нужны ответы? Я, как фотограф, как художник, фиксирую картины своего времени. Так было во все времена. Просто наше время какое-то особенно безнадежное и бессмысленное.

    и: Вы правда думаете, что саморазрушением занимаются только богатые?

    бегбедер: Ну да, согласен, не только богатые. Бедные тоже. Так что проблема гораздо шире (смеется). Этому есть причина: мы живем в таком мире, где все идеалы, в том числе религия, сходят на нет, исчезают, нет надежд, и люди становятся машинами, которые ищут сиюминутное удовольствие. Они ни на что не надеются, ни во что не верят, а хотят просто сейчас жить, и все.

    и: А если отвечать не за все человечество, а за вас?

    бегбедер: Сам я себя таким не считаю. Ну, по молодости, может, что-то такое вытворял, но с годами я ж старею. Я меняюсь, как и все люди. Скажем, мой "Французский роман" - это оптимистичная книга. В ней есть надежда, есть идеалы. Раньше я был более пессимистичным. Мои книги же во многом автобиографичны - я пишу о себе. И вот в последней, например, написано, что на самом деле я ищу совсем другого.

    и: Чего же?

    бегбедер: (Смеется.) Я пытаюсь понять, кто я таков. Писатель должен задавать себе вопрос, откуда он пришел, почему он несчастен, если он несчастен, и так далее.

    и: Вы описываете своих предков и свою семью, но при этом конечного ответа, какой вы теперь, тоже не даете.

    бегбедер: Я пишу об истории своей семьи и через нее об истории своей страны и тем самым задаюсь вопросом: а что это было, к чему это все ведет? А потом, помните, в конце книги происходит переход от предков к дочери. Такой рикошет. Идея в том, что наше прошлое - это и есть наше будущее, потому что мы все оттуда. И вопрос, который меня интересует: что нам готовит наше прошлое? Ведь мы выросли там. Что прошлый век дал нашему поколению и что мы тем самым возьмем в будущее?

    Я понимаю, откуда у вас такое впечатление: мои предыдущие книги создавали ощущение страха перед пропастью. И когда я оказался в камере размером с этот диван, я стал задавать себе вопросы: как я тут оказался? Каким образом? Почему? И меня как раз спасло то, о чем вы говорите, - некое отсутствие ответа. Это заставило меня поискать ответ в своем прошлом и подумать, кто мы такие и куда идем.

    Я об этом думаю, но, наверное, сейчас для меня основные причины для продолжения жизни - это быть отцом для моей дочери Хлои. Она и есть смысл моей жизни. А насчет будущего - у меня апокалиптическое видение того, что происходит. Ведь как мы живем: мир разрушается, климат портится, кризис случился, Франция кругом в долгах. Так что единственное, что меня подвигает на какие-то действия, - это дать будущее дочери.

    и: В каком смысле дать ей будущее? Оплатить образование? Вложить в голову представление о неких жизненных ценностях?

    бегбедер: Во-первых, постараться защитить ее от каких-то угроз. Во-вторых, дать ей то, что я сам знаю, умею, чем владею, какие-то традиции, вежливость, деликатность, то, что называется словом "цивилизованность". Вот, например, умение вести себя за столом - это тоже очень важно. Я же происхожу из старинной благородной семьи. Это же надо как-то поддерживать, сохранять традиции. Она должна все это уметь и понимать.

    и: В книге вы пишете, что с пониманием относитесь к капризам дочери и скорее вас насторожило бы, если бы их не было. До какого предела эти капризы могут распространяться?

    бегбедер: Трудно сказать. Наверное, самое главное - научить ее быть француженкой. В этом глобализованном мире, где люди принимают наркотики, чтобы искать какие-то смыслы, я только со временем понял, что важны корни. А то планета превращается в огромную общую танцплощадку, где все слушают одну музыку. Раньше я хотел быть гражданином мира и отвергал все французское. А с возрастом пришло понимание того, что все это нужно принимать в себя, иначе ты станешь бездомным животным, которое танцует под Леди Гага.

    и: Ну ваша последняя книга-то как раз очень французская. Такое впечатление, что вся она выросла из эпизода в романе Пруста "В поисках утраченного времени", в котором героя наталкивает на воспоминания о детстве печенье "Мадлен". Так что в этом смысле вы абсолютный француз.

    бегбедер: (Произносит по-русски.) Спасибо!

    и: А какой должна стать ваша дочь, чтобы ее можно было назвать настоящей француженкой?

    бегбедер: Трудно сейчас понять, что такое быть француженкой, русской - не хотелось б свалиться в стереотипы. Мне кажется, что французы обладают умением жить: не спеша прогуливаться, конечно же соблазнять женщин, любоваться природой, читать. Вот это Франция может дать миру.

    и: Все, что вы сейчас сказали, может касаться любого европейца и даже русского...

    бегбедер: Русские и французы вообще очень похожи - тем лучше!

    и: А кроме того, вопрос касался вашей дочери.

    бегбедер: Ну, мне бы хотелось до нее донести, что деньги и все прочее - не самое важное. Что есть красота природы, прогулки, архитектура, общение, беседа. Побыть с самим собой наедине тоже очень важно. Может быть, кто-то хотел бы от меня услышать истории про ночных шлюх в кабаках с кокаином, но я постарел и теперь говорю о совсем других вещах. А вообще я не очень знаю, для чего нужны отцы, потому что мой отец был далек от меня и не очень занимался моим воспитанием. Но если мне удастся привить дочери хороший вкус и правильное понимание жизни, наверное, тогда я свой долг выполню.

  • 25 mai - allocution [russe et français] - photo

    Le 28/05/2010 à 17:49UN ROMAN FRANCAIS INTERNATIONALCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    25 mai 2010.

    Пресс-конференция (conférence de presse)

    http://www.gzt.ru/topnews/culture/-frederik-begbeder-nachal-pisatj-dlya-domohozyaek-/307406.html

    ci-dessous, traduction française très approximative et délicieuse..


    Frédéric Beigbeder a commencé à écrire pour les ménagères

    Moscou public habitué à contempler Frédéric Beigbeder pas en costume et cravate.

    Frédéric Beigbeder à Moscou a présenté une nouvelle autobiographie "roman français", qui est basée sur ses souvenirs d'enfance. L'auteur n'exclut pas que la mise en place d'un tel livre, un symptôme de l'apparition de sa vieillesse.

     Elégant romancier et essayiste français, un invité fréquent de la capitale russe, qui, au cours d'une visite à Moscou donne pas de Bohême, est venu à une réunion avec des journalistes dans plusieurs inconnus à la tenue du public et élégant. veste stricte, une chemise blanche comme neige, cravate: un écrivain, l'introduction du roman, qui, selon lui s'est avéré différent de ses œuvres précédentes, bien que lui-même lors de la réunion a décidé de regarder un peu différent du précédent.

    romance inattendue

    "Roman français", sorti sur la maison Beigbeder de 2009 m, en Russie a été publié en avril 2010 publié par "étrangers". Selon les représentants de la maison d'édition, les travaux sur la traduction et la publication a été un travail urgent: très envie de publier le livre avant la période des vacances estivales. Toutefois, eu lieu en avril publication tardive passa presque inaperçu. Beigbeder lors d'une conférence de presse tenue le 25 mai, un mois après le livre, pas un crayon, se rendre compte que la majorité des personnes présentes connaissaient le roman récemment, et en répondant aux questions effectivement cité roman.

    "Roman français" - bien sûr, pas tout à fait ce que vous attendez d'avoir tombé en amour Beigbeder, après «99 Francs» et d'autres lecteurs russes. Il y avait à prendre 44 ans, maintenant que Frédéric se faufiler Dorian Gray, playboy insouciant et sans soucis que lui, pour la plupart, dans sa prose et les phoques. roman précédent «idéale» disait, par exemple, comment Beigbeder, abandonné la beauté russe, a l'intention de faire sauter le Temple du Christ Sauveur.

    Mais le roman français "tout à fait différente. La dernière lettre d'un livre récent, des photos de belles filles. Mais ce n'est pas une fille, c'est Beigbeder lui-même à un jeune âge. Ce nouveau roman est autour de lui.

    Le public grandit avec Beigbeder

    Déjà dans la préface de veiller à ce que se souvient de son enfance pour une seconde, dans le roman français »Beigbeder se souviendra, et très animé. Il suffit de regarder, par exemple, le souvenir de la façon dont un de 10 ans Frédéric vieux a travaillé comme DJ dans les soirées organisées par son père, qui avait été invité les modèles suédois.

    Frédéric Begdbeder connu pour la présentation du roman français "sur sa relation inhabituelle avec son père.

    Source: Natalia Pyhova

    Pour écrire un livre sur l'enfance de Beigbeder, d'une part, un coup inattendu, de l'autre, très clair: aucune question est tout autour de lui. Beigbeder lui-même a dit que son passé est en partie autobiographique personnages, en particulier, le protagoniste de "99 Francs", il ya «le développement en trois dimensions."

    Malgré un peu fatigué et souvent l'attachement à la vitre avec de l'eau, Beigbeder est encore la façon dont les fans l'aiment à Moscou, la plupart des jeunes filles. Beigbeder reconnaît maintenant que ses lecteurs grandir avec eux et parmi eux maintenant pour sûr il y a de nombreuses femmes au foyer, il ne voit rien de mal dans ce domaine. Dans la première moitié de la vie », dit Frédéric, nous pensons à l'avenir, et la seconde nous commençons à penser sur le passé. «Peut-être, alors, que j'ai commencé à écrire sur son enfance - une apparition des symptômes de vieillesse» - a déclaré l'écrivain.

    L'enfance de façon inattendue Beigbeder thème d'un nouveau livre - - causé question des journalistes, n'est pas devenu un célèbre provocateur et un râteau à écrire pour femmes au foyer.

    Une note sur la vieillesse est, bien sûr, un peu flirter. A 42-43, il parlait de lui-même tout à fait différemment. Maintenant, à 44, il a encore bouclés, toujours l'amour de Paris, Moscou et que ce soit plus public.

    Toujours plongé dans les souvenirs, il a clairement apprécié. Il a promis que son retour à Paris, prend un livre sur ses premières années, et ce sera une continuation du roman français. «J'aimerais aller au mariage" - a t-il dit, sans préciser, toutefois, à laquelle.... Il avait déjà deux fois divorcé.

    http://www.gzt.ru/topnews/culture/video/-frederik-begdbeder-vspomnil-na-prezentatsii-/7594/?from=dopfromsingle

    http://www.gzt.ru/topnews/culture/video/-neozhidannaya-dlya-begbedera-tema-novoi-knigi---/7595/?from=dopfromsingle

    http://www.gzt.ru/topnews/culture/video/-frederik-begdbeder-rasskazyvaet-o-svoih-/7597/?from=dopfromsingle

  • 26 et 27 mai - suite [entretiens, conférences, photos]

    Le 28/05/2010 à 17:33UN ROMAN FRANCAIS INTERNATIONALCommentaires (0)Ajouter un commentaire

     Frédéric Beigbeder, Alexandr Sorkin (Tatler Club, 26 mai 2010)

    26 mai 2010, Moscou

    Открытие Tatler Club.

    В Radisson Royal Hotel состоялось официальное открытие Tatler Club. Светское общество столицы отмечало этот праздник до самого утра



    27 mai, Moscou 

    Встреча с читателями Фредерика Бегбедера, Москва, книжный магазин "Москва", (Тверская, д. 8)

     

  • 27 mai : Frédéric mixe à Moscou à la "Marusya Biblioteque"

    Le 27/05/2010 à 19:13UN ROMAN FRANCAIS INTERNATIONALCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Открытие "Marusya Biblioteque"
    Special Guest Frédéric Beigbeder
    Сегодня в 20:00 / Marusya  27 мая состоится открытие библиотеки любимых книг звезд шоу-бизнеса, политиков и общественных деятелей. В главном зале ресторана, расположенного в знаменитом особняке архитектуры Федора Шехтеля, будет установлен шкаф с книгами.

    Илья Лагутенко, Петр Налич, Вадим Дымов, Александр Васильев,Аврора, Тина Канделаки, Дмитрий Глуховский, Юлия Снегирь,Артур Смолянинов, Ольга Шелест, Светлана Меткина, Татьяна АрноЛиза Боярская, Татьяна Арнгольнц, Ирина Вольская, Азер Мурсалиев, Даша Досталь, Оксана Бондаренко, Дмитрий ДюжевАлександр Ширвинд, Михаил Швыдкой, Филипп Бахтин, Оксана Фандера, Валерия Гай-Германика, Ирина Михайловская, Forbes Style, Юлия Бордовских, Валерия, Равшана Куркова, Петя Федоров, Ксения СобчакДенис мацуев, Евгений Миронов, Андрон Кончаловский, Наталья Ионова и многие другие.

    Гостей ожидает интеллектуальная атмосфера, разговоры о книгах, фуршет и приятная музыка. Литературный вечер пройдет в пользу благотворительного фонда - все книги можно будет забрать и оставить взамен пожертвования в специальном боксе. Все деньги пойдут на лечение детей с онкологическими заболеваниями.

    Играть на мероприятии будет известный писатель, dj Фредерик Бегбедер - автор знаменитых романов "99 Франков" и "Любовь живет три года".

  • 27 mai - photos du 26 à 19h00

    Le 27/05/2010 à 12:17UN ROMAN FRANCAIS INTERNATIONALCommentaires (0)Ajouter un commentaire



    "Москву посетил известный французский писатель Фредерик Бегбедер,автор таких романов как «Воспоминания необразумившегося молодого человека», «Каникулы в коме», «Любовь живет три года», «99 франков», «Романтический эгоист», «Французский роман."

     

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